Le Street Art et sa portée politique

Le Street Art, un mouvement contestataire

Le Street Art revendique une liberté d’expression.

Certaines œuvres, bien qu’empreintes d’humour revendiquent un mécontentement face à des choix politiques et des situations sociales.

Shepard Fairey (alias Obey), qui a récemment peint une fresque géante rue Jeanne d’Arc dans le 13ème arrondissement de Paris et qui est devenu mondialement célèbre grâce à la création du poster HOPE de Barack Obama est connu pour son engagement contre la manipulation médiatique et l’omniprésence publicitaire.

Fresque de Rero

Poster d'Obama

Rero lui, milite pour la démocratie dans le monde.

affiche de Rero, Paris.

Et JR, artiste engagé tente, lui, dans son projet Face2Face de favoriser le dialogue et par delà, la paix entre Israéliens et Palestiniens en affichant leurs portraits de part et d’autre du mur de séparation pour montrer leur ressemblance.

Oeuvre de JR

L’art est donc parfois une arme utilisée par les artistes pour faire passer un message politique ou social.



Le Street Art, une stratégie politique de la ville

     Toute ville, en acceptant cette pratique artistique urbaine, participe à donner un caractère à son territoire.

Le 13ème a vu son quartier se métamorphoser en l’espace d’une année, entre les fresques géantes, le trompe-l’œil sur la façade de la BNF et la Tour Paris 13, plus grande exposition éphémère du monde, qui a attiré de nombreux visiteurs.

tour Paris 13

interieur de la tour

L’affluence dans ces lieux montre bien un réel engouement du public pour le Street Art.

Des applications mobiles donnent même la localisation de cet art urbain parisien.

Oui le Street Art plaît, faut-il encore savoir faire la différence entre « œuvre » et « tag ». Les initiatives d’un maire porteur de ce type de projet peuvent être appréciées, attirer une nouvelle population plus jeune et lui permettre de gagner en popularité.

Street Art en milieu urbain à Paris.

Le Street Art en Palestine

   En Palestine l'art de la rue, les graffitis, et les peintures murales sont presque toutes politiques.

Cet art, que ce soit près de Bethléem ou Ramallah, a été reconnu dans de nombreux sites internet et livres conçernant le sujet. Dans les villes, le graffiti a toujours été utilisé comme un moyen de communication politique.

Le mur de séparation palestinien

     Après la construction du mur de séparation, le Street Art s'est installé dans le conflit. La plupart de cet art mural exprime de la protestation sociale. Une grande partie est ironique et pleine d'humour noir. Tout cela reflète l'identité palestinienne dans les territoires occupés. Le mur de séparation a été commencé en 2002. Les Israëliens ont construit le mur en réponse à la nécessité de la deuxième Intifada . Les résultats ont été une baisse considérable des attentats-suicides, mais des conséquences graves pour les Palestiniens : la séparation des familles palestiniennes, la perte de terres, la perte de possibilités d'emploi, perte de marchés, les soins de santé et le bien-être et des services éducatifs. Les Palestiniens ont souffert et continuent de souffrir à cause de la paroi. Les points de contrôle, comme entre Ramallah et Jérusalem, rendent les mouvements pour les Palestiniens extrêmement difficiles. La ville de Qalqilya est presque complètement entourée par le mur.

Certains disent que le mur a été construit pour fournir une toile pour les artistes de rue. Toute personne qui a un pot de peinture peut trouver une section dans laquelle s'exprimer.

La plupart de l'art est concentré du côté palestinien.

Certaines sections, comme les murs de Bethléem, sont célèbre dans le monde ; d'autres, comme celui qui entoure Qalqilya, sont moins bien connus. En 2005 et 2007 Banksy, a attiré l'attention du monde sur ce mur. Sa deuxième visite a apporté un certain nombre d'artistes internationaux, palestiniens et Isareliens pour couvrir le mur avec des images et des messages.

  Oeuvre de Banksy sur le mur en Palestine

 Banksy en Plestine

Le mur de Palestine

      Les peintures murales récentes décrivent le patrimoine, l'histoire et l'identité palestinienne.

Nombreux sont les artistes engagés qui imposent aux passant leurs ressentis et leurs idéaux autour du conflit israélo-palestinien.

Beaucoup d'entre eux clament la liberté et n’hésites pas à le faire savoir.

Le Street Art évolue et aide le peuple à s'exprimer. C'est un art paradoxal qui prouve au monde que même dans l'interdiction la plus stricte on peut clamer haut et fort sa façon de penser.