Dictionnaire encyclopédique du Graffiti

LES GROS MOTS


Aérosol: La bombe aérosol, c'est le pinceau du graffeur ! A l'origine, elle servait à repeindre les voitures, mais pour satisfaire les gfraffeurs, les marques spécialisées ont crée de plus en plus de couleurs différentes. Dans certaines régions, ce materiel coûte trop chér, comme en Afrique de Sud, les graffeurs remplacent la bombe par de la peinture acrylique appliquée au pinceau.

Bombes de peinture editions limitees graffiti ironlak

Blaze: ZOZO c'est le blaze de Enzo, c'est-à-dire son pseudonyme. C'est ainsi que les graffeurs signent leurs oeuvres et acquièrent leur renommée. Certains blazes connus peuvent être repris par d'autre graffeurs, pour lui rendre hommage par exemple. Quelquefois, des graffeurs signent même sous le pseudonyme d'artistes disparus.

Crew: Les graffeurs sont souvent membres d'un crew, c'est-à-dire d'un groupe. Ces collectifs leur permettent de réaliser des oeuvres spectaculaires. Ils servent aussi de lieu d'apprentissage. Les graffeurs agissent en général au nom de leur crew qui est identifiable par son sigle comme TCA (The Crazy Artists).

Détournement: Quel paradoxe! Alors que le graffiti continue d'être perçu comme un acte de délinquance par certains, il a en même temps été largement récupéré par les professionnels de la communication, du design et du graphisme.

Des marques de vêtement ou d'accessoires comme Eastpak en 2004, Agnès b. depuis 1984 ou Louis Vuitton en 2001, ont crée des collections sous le signe du graffiti, faisant appel à des artistes réputés comme l'Americain Seak.

Eléphant !: Les graffeurs sont en permanance à la recherche des lieux innacessibles pour faire figurer leur oeuvre ou leur  blaze. L'un des pionniers, Cornbread, a ainsi réussi à graffer le dos d'un éléphant du zoo de Philadelphie, au début des années 1970, puis a relevé le defi de mettre son blaze sur l'avion des Jackson five !

 

Flop: Le flop ou le throw up désigne les graffs réalisés à l'arraché, avec une seule couleur. Il ne s'agit pas d'un tag car les lettres sont de plus grandes dimensions, mais ce n'est pas non plus une fresque car l'oeuvre est souvent réalisée rapidement, dans le but de se faire connaître.

Graphein, Graffiare: Le mot graffiti a des origines multiples. En grec, graphein signifie dessiner, écrire ou peindre et en latin, graffiare veut dire griffer. Le graffiti (dans le sens de trace laissées clandestinement sur les murs) est d'ailleurs une pratique très ancienne qui était courante déjà dans l'Antiquité, à Pompéi notamment.

Haring:  Keith Haring, artiste proche du monde du graffiti, a connu une ascension fulgurante au début des années 1980, passant des couloirs du métro aux galeries d'art et aux grands musées en quelques années ! Il faut dire que Keith Haring avait trouvé un moyen original de faire circuler son blaze en ouvrant une boutique où il vendait ses propres produits dérivés.

 

Internationalisation: Si le graffiti est né aux USA au milieu des années 1960, il s'est rapidement développé dans le reste du monde, en particulier en Europe au début des années 1980, puis en Amérique du sud. Paris, Berlin, Londres, Sao Paulo sont ainsi devenues des capitales du graffiti marquées par l'influence new-yorkaise mais bien souvent enrichies de leurs propres traditions de street art, comme le pochoir à Paris.

Jeux vidéo:
Les références aux dessins animés et à la bande déssinée sont très présentes dans le graffiti. Ainsi, les p
ersonnages de comics ont inspiré les premiers graffeurs. Aujourd'hui, les mangas et les jeux vidéo se sont ajoutés à ces influences. 

Metro : Beaucoup de graffeurs ont fait du métro leur territoire priviliégié, souterrain ou aérien , avec ses couloirs, ses murs et ses wagons. Mais les dangers liés au passage des trains et surtout la répression de plus en plus sévère ont découragé beaucoup de graffeurs à la fin des années 1980.

New York : Aprés Philadelphie au milieu des années 1960, New York est véritablement le lieu d'essor du graffiti moderne. C'est que New York est une ville multiculturelle, en effervescence constante, avec une jeunesse révoltée qui a pu profiter d'une ville au bord de la faillite dont l'urbanisation était à l'époque dévasté, .

Outsider art ? : C'est le nom donné aux arts qui ne sont pas toujours reconnus par les institutions et le public. Si l'on range souvent le graffiti dans cette catégorie, il vaudrait mieux parler à son propos de street art.

Le graffiti se rattache à la culture urbaine qui constitue un pan entier de notre culture et influence de plus en plus l'art contemporain, le thêatre et la danse.

Pochoir : La pratique du pochoir est une forme de graffiti ancienne, qui a connue beaucoup de succés, particulièrement en France à la suite des mouvements de contestation des années 1960. Plusieurs de ces pochoiristes comme Blek le rat, Nemo ou Miss-tic sont désormais reconnus et recherchés par les musées.

 

Révolte : Les différents formes du graffiti sont aussi des manières de crier sa révolte. Ainsi, avant 1991, le mur de Berlin qui séparait les deux allemagnes était couvert de graffs réclamant la libérté. Et en mai 1968, les étudiants des Beaux-Art avaient recouvert les mur de Paris de pochoirs et d'affiches où l'on pouvait lire des slogans comme "la beauté est dans la rue" ou "sous les pavés, la plage".

Style : Les graffeurs sont passés maîtres dans l'art de la calligraphie et de la typographie. On peut distinguer quelques grandes  tendances, comme le "bubble style" avec ses formes gonflés, le "wild stule" dans lequel les lettres sont enchevêtrées les unes dans les autres, ou encor le "block letter" fait de lettres carrées et compactes.

Tag :  Le tag est une simple signature de pseudonyme de l'artiste. Il est souvent tràs travaillé et finit par ressembler à un logo facilement identifiable par les initiés. Le but étant de faire de le faire figurer dans un maximum de lieux afin de se faire connaître et reconnaître.

Vandalisme :  Le débat entre art et vandalisme est apparu dès les débuts du graffiti. Aujourd'hui, on cherche souvent à canaliser les graffeurs dans des espaces réservés. Mais le graffiti est par nature un act libre et anti-académique ; beaucoup pensent donc que le contraindre à des lieux précis n'est qu'un autre moyen de le faire disparaître.

Writters : On trouve dix manières de qualifier les auteurs de graffiti. Les Anglo-Saxons parlent de writters ou de graffiteurs tandis que la plupart du temps, ceux qui le pratiquent se nomment eux-même graffeurs.

Zulu Nation : La culture Hip-Hop se développe parrallèlement au graffiti, dans les années 1970 aux Etats-Unis. La Zulu Nationest un mouvement visant à promouvoir cette culture. Fondéé par Africa Bambaataa, membre d'un gang du Bronx ayant décidé de renoncer à la violence ce groupe pacifiste voyait dans la danse, le rap et le graff, des moyens de canaliser son énergie en développant ses capacités physiques et intellectuelles.